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LE FIGARO. - Quelles seraient les
conséquences d'un départ des troupes
françaises d'Afghanistan ?
Zalmai RASSOUL.- Un retrait français
serait un coup psychologique très dur
pour le peuple afghan. La France est un
pays très connu en Afghanistan, qui a
aidé à la lutte contre les Soviétiques
et les talibans. Paris est réputé pour
défendre les droits de l'homme et la
démocratie dans le monde. Son départ
pourrait entraîner celui d'autres pays
comme la Pologne, ce qui porterait un
coup majeur à l'engagement de l'Otan.
Sur le plan militaire, un retrait de la
France, qui a joué un rôle important
dans la stabilisation du pays, à Kaboul
ou dans l'est du pays avec ses forces
spéciales, provoquerait un dangereux
vide sécuritaire, qui serait rempli par
les talibans. Les Afghans seront les
premiers à en payer le prix. La présence
des forces internationales a permis à
notre pays de faire de grandes avancées :
même si elle est imparfaite, notre
démocratie fonctionne. Notre presse est
libre, les femmes ont désormais les
mêmes droits que les hommes, les filles
vont à l'école et 70 % des Afghans,
contre 9 % en 2001 sous les talibans,
ont accès aux soins médicaux. Si les
talibans reviennent, ce sont d'abord la
liberté et la démocratie qui en pâtiront.
À terme, tout le monde perdra. La France
a toujours été à l'avant-garde de la
liberté. Nous savons tous que la liberté
est une notion qui coûte parfois très
cher.
Les forces internationales ont-elles
commis des erreurs en Afghanistan ?
Comment les réparer ?
Jusque-là, le problème a toujours été vu
dans une perspective purement afghane.
Or, on ne pourra pas gagner ce combat
sans le considérer dans une perspective
régionale et sans agir dans les zones
tribales pakistanaises, qui abritent les
usines qui forment les terroristes. Les
alliés comprennent enfin aujourd'hui que
la racine du mal, ce sont les
sanctuaires des talibans au Pakistan et
qu'il faut donc aussi agir là-bas. Ceci
étant dit, il faut également augmenter
l'aide au développement en Afghanistan,
notamment celle qui concerne l'armée, la
police et la justice, qui constituent la
vraie porte de sortie. Les forces
militaires seules ne sont pas la
solution contre l'extrémisme. Il faut
gagner le cœur des jeunes, qui trop
souvent cèdent aux sirènes financières
des trafiquants de drogue, par le
développement du pays.
La stratégie du général américain
Petraeus en Irak, qui a retourné les
tribus sunnites contre les djihadistes
d'al-Qaida, et qui a la charge désormais
du dossier afghan, peut-elle s'appliquer
à votre pays ?
En effet, cette idée est en train de
faire son chemin dans la communauté
internationale. Il n'y aura jamais assez
de soldats pour protéger chaque village.
Il faut donc mobiliser les tribus
afghanes, leur permettre d'utiliser
leurs armes pour se défendre contre les
terroristes. Il faut aussi favoriser la
réconciliation. Il existe deux types de
talibans. Ceux qui sont d'accord pour
rentrer en Afghanistan et accepter notre
Constitution. Il faut travailler avec
eux et garantir leur sécurité. Et les
autres, ceux qui sont proches d'al-Qaida,
qui doivent être combattus. Ils sont une
minorité mais sont très actifs et il y a
parmi eux davantage d'étrangers que
d'Afghans.
Bercy a reconnu valable le mariage d'un couple d'hommes néerlandais installés en France et qui avaient contracté leur union aux Pays-Bas, leur permettant d'avoir une imposition commune, a annoncé vendredi l'avocat des deux hommes.
PeterJan et Aad, mariés aux Pays Bas où le mariage homosexuel est légal, vivent en France depuis plusieurs années, tiennent un gîte dans le Gers et paient leurs impôts en France. Dans les faits, ils voulaient faire une déclaration commune de revenus, ce qui leur était systématiquement refusé en France, selon leur conseil. «Cela fait un an et demi que j'avais saisi le service juridique et la direction de législation fiscale : ces deux services devaient répondre», a raconté Me Leclerc.
Une décision administrative en date du 11 juillet 2008 émanant de la direction générale des finances publiques du ministère du Budget reconnaît la légalité de leur mariage «et surtout les conséquences fiscales d'un mariage contracté par deux personnes de même sexe dans la mesure où il est légal: il donne les mêmes conséquences de droit que pour des conjoints mariés français», a-t-il détaillé.
»Cette décision est une petite victoire pour un grand
avenir», a-t-il ajouté, faisant état d'une «première» en
France. «Leur combat était moins sur les économies à
réaliser que pour une question de principe», ajoute
l'avocat, en soulignant que « cela ouvre une porte sur
les questions relevant de la succession ».